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Kongo ou Bas Kongo 4 articles

L’ethnie Kongo ou Bas-Kongo
La République du Congo ou République Populaire du Congo, où vivent les Kongo, dont les voisins sont le Gabon, le Cameroun, la République Centrafricaine est séparé en grande partie par le fleuve Congo et le Cabinda (Angola).
Le Congo est parfois appelé Congo-Brazzaville pour éviter de le confondre avec la République Démocratique du Congo (aussi appelée Congo-Kinshana). Les pygmées Mbuti sont les premiers occupants du Congo. Le pays a ensuite été touché par la grande migration des Bantou.
Plusieurs royaumes se succédèrent, dont on ne connait pas encore très bien les origines : le Royaume Téké et plusieurs royaumes Kongo.
 Cette ethnie est l’une des populations les plus importantes de l’Afrique centrale. Ils vivent dans le Bas-Congo. Ils sont divisés en plusieurs groupes (Solongo, Vili, Woyo, Yombé, etc…) possédant chacun ses propres structures sur un fond culturel commun. Contrairement à d’autres peuples africains, les Kongo ont sculpté peu de masques, mais on trouve de nombreuses plaques décoratives en terre cuite ou objets en pierre sculptée, ainsi que les fameux nkisi..
Le nkisi (l’esprit) est une très grande famille d’objet divers dont le mandat est d’exécuter un "contrat" le plus souvent de protection.
Chaque type de Nkisi porte un nom que seul un Bakongo initié pourrait nous transmettre. Ici les contrats passés entre le demandeur et le nganga, le devin-guérisseur, sont scellés par l’inclusion des pointes ou des lames de métal. Le pouvoir est transmis à la statue par le biais d’une substance injectée dans une cavité abdominale et refermée par un miroir qui souvent comme sur de nombreux fétiches a disparu avec le temps ou cassé.
Le grand intérêt de ces œuvres est d’avoir conservé ses loques, haillons ou sachets de tissu voire ossements contenant également des contrats que d’aucuns nomment communément des prières. Les avis diffèrent au sujet de l’objet : certains anthropologues estiment qu’ayant perdu sa charge magique abdominale, l’objet a perdu l’essentiel de son sens.
D’autres en revanche, africains, pensent que les "prières" sont bien encore là pour témoigner de l’usage de l’objet, et que celui-ci, couvert de sécrétions rituelles conserve encore toute son importance. Son aspect impressionnant et fascinant répond aux exigences de son efficacité qui met en jeu celle du pouvoir du nganga.
Mais la sculpture n’a pas ici de posture agressive, et ne provoque pas d’effroi. Les miroirs incrustés parfois dans les yeux de certains nkisis indiquent un caractère emprunt de clairvoyance et de patience.

L’hypothèse selon laquelle les pratiques populaires de pieux Portugais (qui commerçaient avec le Congo dès le XVIe siècle), ont un lointain rapport avec de telles créations n’est peut-être pas à écarter. Certains auteurs voient ainsi dans l’origine de ces forêts de clous la multiplication de ceux des crucifix, et dans celle de la cavité abdominale une filiation avec les reliquaires chrétiens. Ce sont d’ailleurs les marins portugais qui, portant sur eux des amulettes (feitiço), rangèrent les premiers, dans la dénomination de "fétiche", tout type d’objet lié à des pratiques magiques


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