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ethnie Fang 2 articles

L’ethnie Fang
Les Fang, dont certains pensent que le réel ethnonyme est Ekang, forment un groupe ethnique bantou que l’on trouve aujourd’hui en Afrique centrale.
Les langues fangs se déclinent en plusieurs dialectes et créoles.
C’est au Cameroun que vivent le plus de Fang (3 200 000) où ils représentent 20% de la population.
 Ils sont majoritaires (80%, soit 450 000) en Guinée-Équatoriale et un petit nombre d’entre eux vivent au Congo-Brazzaville et à Sao Tomé-et-Principe.
Quoique les statistiques officielles sur la population soient un sujet tabou au Gabon, l’ethnie fang est numériquement la plus importante de la cinquantaine qui compose le pays
Son aire géographique s’étend de la partie nord du Gabon (province du Woleu-Ntem) au centre (province du Moyen-Ogooué), en passant par le nord-est (province de l’Ogooué-Ivindo) et le Nord-ouest (province de l’Estuaire).
Beaucoup de versions sur l’origine du groupe fang ont été élaborées ces dernières années. Deux hypothèses peuvent être relevées :L’hypothèse historique relève un mouvement migratoire qui se serait poursuivi jusqu’au début du XXème siècle. Dès 1840, les traitants Mpongwè disséminés sur la côte gabonaise signalent leur présence dans l’arrière pays.
Les Fang seraient parvenus dans le Moyen-Ogooué au début du XIXème siècle, et leur arrivée dans l’estuaire du Komo se situerait vers 1850. En 1885, ils sont connus des Allemands au Cameroun sous divers noms : Bulu Ewondo, etc. Toutes ces populations étaient en marche vers la côte à une vitesse moyenne estimée à 10 km par an.
 Cette hypothèse situe également l’origine des Fangs à la Haute-Égypte.L’hypothèse tirée de la mythologie traditionnelle Fang parle, quant à elle, d’une zone vers l’Est, dans une région élevée, où se trouvaient des lacs entourés d’une faune tout à fait différente de celle du Gabon.
Cette hypothèse fait référence à un mythe appelé La marche des enfants d’Afiri-Kara, qui relate la marche périlleuse d’un peuple dans son avancée migratoire.
Fuyant les guerres et les conflits avec les autres peuples, ce groupe va s’enfoncer progressivement dans la forêt en direction donc, si on l’assimile au groupe Fang producteur du mythe, de l’Afrique équatoriale.Le groupe Fang est constitué d’un ensemble de sous-groupes qui se déploient dans les différents pays cités plus haut. La structure interne fang se présente de cette manière : au sommet de la pyramide se situe l’ethnie (fang), ensuite celle-ci se divise en principaux sous-groupes (Mvaie, Mékê, Ntoumou, Betsi, Nzaman, Boulou, Okak, Eton, Ewondo, …), qui à leur tour se divisent en d’autres sous-groupes (ayong), et en tribus, qui se scindent encore en clans (nda bôt exemple : nzomnyat...), en familles (au sens de famille élargie).
 Le clan est le noyau de cette structure.Les groupes Beti et Bulu sont très proches du groupe Fang. L’appellation Beti regroupe les différentes tribus: Fang, Okak, Mvai, Betsi, Ntumu ou, Yewone ou Yaoundé ou Ewondo, Bulu, Maka... Beti au singulier est Nti qui signifie l’homme, le vir, le seigneur, le citadin. Comme chez les Bantu où ntu signifie l’homme et bantou les hommes.
 Chez les fang, la désignation originelle de l’ensemble de ce groupe est beti, les virs ou les seigneurs.Les Fangs sont monothéistes : le créateur suprême est Eyoh ou « Le Nommant », c’est-à-dire « Celui qui en parlant crée ».La sculpture fang a été très tôt appréciée et reconnue en Europe par l’esthétisme dégagé et leur pouvoir de fascination.
L’observation attentive des masques et des statues permet de concevoir le souci du sculpteur de dépasser la fonction utilitaire des objets en leur donnant une signification et une remarquable qualité esthétique (justesse de l’agencement, équilibre des volumes à tendance géométrique, opposition subtile et alternance des creux et des pleins, traitement des surfaces parfois polies et luisantes).
La notion du beau est une notion familière aux Fang.« Creuser l’adzap » ; adzap étant le nom d’un arbre particulièrement immense, ce mot résumerait la détermination du peuple fang à franchir les obstacles dressés sur sa route pour trouver sa « terre promise », l’Afrique centrale.


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Statue Fang à 5 têtes

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Statue Fang

Statue Fang

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